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Le 01/03/2007, 08h58

Des promesses, des promesses



Alors qu'en fait, il n'en est rien :



Oui, moi aussi j'ai été très déçu...


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Le 26/02/2007, 12h30

Femme aux volants, l'amor au tournant



Comme quoi, les hommes ne disent pas que des conneries, à condition de savoir décoder leurs proverbes... :-)


Ma première peinture numérique... (je lache une petite larme). Deux détails, pour mieux voir :




- Mots clés : Dessin, Peinture numérique, Jeu de mots -
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Le 23/02/2007, 01h12

Humanoïde



Sommes-nous humains ?

Cette question, posée par trois fois sur son blog par son altesse sérénissime PrincessH il y a quelques temps maintenant (oh, p...! presque un an), m’avait ramené à mes propres réflexions sur le sujet (une partie de ce texte date de ces posts). D’ailleurs, à cette simple question, je peux vous l’avouer tout de suite, ma réponse est "oui".

Citons pour commencer le début de l’article de Wikipedia consacré à l’humain (1) :
Homo sapiens, communément dénommé humain, est une espèce d'hominidé bipède et le seul membre du genre Homo qui n'ait pas disparu. On désigne l'espèce entière sous le nom humanité et on peut aussi employer Homme (avec une majuscule) pour parler des caractères généraux de l'espèce.

A la lecture de ces deux phrases, ma réponse est incontestable. Mais la page en question commence par une mise en garde : Cet article porte sur l'homme en tant qu'espèce animale. Pour les autres significations du mot...

Les autres significations... On aurait donc attribué d’autres significations à ce qui ne représente, somme toute, que l’ensemble des individus d’une espèce animale. Et ce serait de là que viendrait l’ambiguïté de cette question, le fait même que l’on puisse la poser.

Cela suppose donc qu'il existe une autre définition de l'humain qui aille au delà de la simple définition d'espèce, une définition qui distingue l’homme de l’animal. Et on arrive là sur un champ où les philosophes ont fini par se casser les dents.

Aristote définissait l'homme comme un animal politique (au sens : qui vit dans la cité), ayant un langage et sachant distinguer le bien du mal. L'homme devient humain en vivant dans la cité. Ca n'est autre que la définition d'une culture. Mais d'une culture à l'autre, les conventions de la vie en cité changent, le langage (ou l'absence de langage) diffère et les notions du bien et du mal peuvent être diamétralement opposées.

Pascal concevait bien un homme sans pied, sans main voire sans tête, mais pas sans pensée, sans quoi ce serait une brute. Le courant humaniste propose un "modèle humain" défini comme synthèse des qualités intellectuelles, sociales, affectives, caractéristiques de la "nature humaine" (l'humanisme est un courant de pensée idéaliste et optimiste qui place l'Homme au centre du monde, et honore les valeurs humaines).

Mais chacune de ces définitions caractérise un certain nombre d’individus et en exclut d’autres : ceux qui vivent hors de la cité pour Aristote, la brute de Pascale, ceux qui ne correspondent pas aux normes sociales en vigueur. Que dire d'une définition qui commence par exclure une partie de ce qu'elle cherche à définir ? Qu’elle ne définit en fait rien.

On s'approche ainsi de la même conclusion que les existentialistes qui, avec Sartre, déclarent que l'homme n'a pas d'essence : parler de nature humaine est un non-sens. Pour eux, l'homme naît libre et responsable de ses actes et ce sont ses actes qui le définiront.

La philosophie le dit donc : il n’existe pas de nature humaine. Mais l’aspect raisonné, s’il est le plus intéressant, n’est pas la principale source de confusion. Cette dernière vient bien sûr de l’influence des grandes religions monothéistes selon lesquels l’Homme a été créé par Dieu, et à son image. Il devient facile, dès lors, de le parer des hautes vertus que l’on disait divines : bonté, miséricorde, amour du prochain... Et que dire contre ça sans craindre de terminer en méchoui sur le bûcher ?

On comprend bien qu’avec de tels ascendants, religieux ou humanistes, la définition purement anthropologique proposée tout à l’heure ait encore du mal à se faire accepter de nos jours ; elle m’a value une grosse engueulade, un jour, avec des collègues. Mais, en tout état de cause, la question de son altesse doit en fait être décomposée selon tout ou partie de ses sous-entendus essentiellement judéo-chrétiens : sommes-nous bons ? Sommes-nous généreux ? Aimons-nous notre prochain comme nous-mêmes ? etc.

D’expérience, il nous est impossible de répondre par l’affirmative à aucune de ces questions, en tous cas pas en généralisant à l’humanité entière. Certains individus le sont, par prédispositions naturelles et/ou par éducation, le sont entièrement (rares) ou partiellement (un peu de générosité, mais pas tous les jours, un peu d’altruisme si ça ne doit pas prendre trop de place). Certains... On ne fait que confirmer la conclusion philosophique.

Ainsi, à la question "sommes nous humains ?", je réponds "oui, car membres de l’espèce humaine, et à défaut d’autres définitions possibles de l’humanité". Quant à la question : "l’homme est-il bon ?", Moebius y a déjà répondu depuis trente ans. Et sa réponse est sans appel... :-)



Sources :
Cours de philosophie sur la nature humaine
Sur Wikipedia, Homo sapiens et Humanisme
Sarte et l'existentialisme, un peu partout sur le net...


(1) : depuis, cette page est devenue celle de l'Homo Sapiens.



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