Le 23/04/2013, 23h30

L'écume des jours


Plage ouverte



Stratifié


Oui, je l'avoue. Je profite honteusement de la sortie dans les salles, demain, de l'adaptation par Michel Gondry du roman de Boris Vian pour trouver un titre à ce post.

N'empêche, quand on sait combien j'ai aimé le Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Gondry et combien je suis fan de l'univers et des écrits de Vian, on peut se dire, et sans doute à juste titre, que ces photos, là, ça ne peut pas être un hasard...

N'empêche, encore une fois, un tel bouquin ne pouvait être adapté que par un Michel Gondry, un Terry Gilliam, quelqu'un dont l'imagination flirte avec celle de Boris Vian. Bref, je croise les doigts et j'espère beaucoup de ma prochaine séance ciné.


Dis donc, je m'en aperçois maintenant : avant celui-ci, je n'avais qu'un post avec le tag Boris Vian, un seul aussi avec le tag Michel Gondry. Et ces deux posts, de juin 2009, se suivent... Vous pensez encore que tout ça puisse être un hasard ?




Quoi qu'il en soit...
J'expose à votre sagacité deux documents qui me sont passés sous les yeux il y a quelques temps.

Le premier est une vidéo traitant de la répartition de la richesse aux États-Unis.



Quelques extraits pour les non-comprenants (la langue de Shakespeare) :
- les 20% les plus aisés possèdent 93% de la richesse totale,
- le 1% le plus riche possèdent à lui seul 40% de cette richesse et 24% des revenus (contre 9% en 1976),
- il n'y a plus de classe moyenne (très peu de différences entre le milieu de la courbe et les plus pauvres),
- la perception de cette répartition très éloignée de la réalité (on l'imagine moins inégalitaire qu'elle est).


Le second est un graphique comparant l'évolution des salaires et celle de la productivité en France (ce n'est pas là l'image originale, mais une version similaire trouvée sur le blog de Pierre Polard - merci à lui).



On y voit bien que, si la progression de ces deux données allait de paire jusque dans les années 70 (les gains de productivité servaient, pour partie, à réévaluer les salaires - autrement dit, les salariés étaient récompensés de leurs efforts), à partir ses années 80, ce n'est plus le cas. Les gains de productivité ne servent plus à réévaluer les salaires. Beaucoup moins, en tous cas. À quoi servent-il alors ? A verser des dividendes aux actionnaires.

Ces deux documents nous confirment que la "crise" actuelle n'est pas liée à une absence de richesse mais bien de répartition de cette richesse, en particulier de l'évolution de cette répartition depuis 30 ans. Si on ajoute à ce tableau l'augmentation ahurissante du budget logement (prix des biens immobiliers ou des loyers) depuis plus de 15 ans, on comprend mieux ce qui bloque l'économie de la consommation. On peut ajouter qu'en France, pays encore riche, le pessimisme ambiant fait que les épargnants préfèrent laisser dormir leurs sous plutôt que de les faire tourner.

Et, je vous le dis comme je le pense, si ça continue comme ça et que je ne clamse pas dans les 15 ans, je verrai une révolution de mes propres yeux sous les fenêtres de ce café...



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Le 29/06/2009, 00h40

Hiiiiiiii !!!



Il est trop mimiiiiiiiiii !!!!
(non non, il n'est pas à nous...)


Volvic Et Vian ?
Je ne suis pas très anniversaire. Et d'ailleurs, j'avais acheté ce petit bouquin de Boris Vian avant qu'on ne rappelle un peu partout qu'il est allé jouer de la trompette ailleurs il y a 50 ans déjà. Le bouquin en question, c'est "Conte de fées à l'usage des moyennes personnes", une oeuvre de jeunesse qui n'était pas destinée à l'édition mais à distraire son épouse Michelle, convalescente. Quelques pages pour rire, pour faire rire :

[...]
"J"ai du sucre ! ajouta-t-elle, à vingt-six francs le kilog."
Joseph pensa qu'elle devait faire là-dessus un sacré bénéfice, mais comme il avait très envie d'en avoir, il tira de sa bourse trois maravédis et les donna à la fée.
Le maravédis est une monnaie commode pour les choses qui valent vingt-six francs parce qu'un maravédis vaut un franc : ainsi c'est très simple, il suffit d'en prendre vingt-six.
[...]

Sur moi, ça a marché...



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