Le 12/01/2016, 22h00

La vague



Une vague nouvelle vient se répandre sur cette portion de la grève laissée vacante par le retrait de la précédente, comme une nouvelle année vient remplacer, dans les calendriers, celle qu'elle suit. C'est juste un incrément, un saut de puce, mais tellement chargé de symboles.


Une vague, c'est un choc esthétique. C'est un élément de nature mobile, puisqu'elle désigne un mouvement, mais dont chaque instantané de son effet sur l'eau qui la porte est fascinant, que ce soit dans la dentelle d'écume que modèlent les prémices du déferlement, dans l'enroulé d'un tonneau à la paroi translucide ou encore dans la somme des tourbillons qui suivent sa brisure.


La vague (Die Welle), c'est aussi un film allemand de Dennis Gansel que m'a fait découvrir MiniFrez. Ce film raconte une expérience menée par un professeur et ses élèves pour démontrer les mécanismes permettant l'émergence d'un mouvement autocratique (on dirait plus communément "fasciste", par abus de langage), comment des personnes, même informées, peuvent y adhérer et combien il est facile de se laisser prendre au jeu, même quand on en est l'instigateur. Et, en ces années assez inquiétantes qui voient monter partout en Europe des mouvements populistes d'extrême droite, dont certains sont déjà arrivés au pouvoir comme naguère en Hongrie et à présent en Pologne (et on en voit rapidement les conséquences sur le contrôle des médias, entre autres), et qui prônent un repli identitaire, ce film est à voir ou à revoir et à méditer. Car le populisme accompagné d'un nationalisme exacerbé mène à la guerre. Toujours.


Et, puisqu'on parle cinéma, voici la version animée de la vague.




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Le 23/04/2013, 23h30

L'écume des jours


Plage ouverte



Stratifié


Oui, je l'avoue. Je profite honteusement de la sortie dans les salles, demain, de l'adaptation par Michel Gondry du roman de Boris Vian pour trouver un titre à ce post.

N'empêche, quand on sait combien j'ai aimé le Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Gondry et combien je suis fan de l'univers et des écrits de Vian, on peut se dire, et sans doute à juste titre, que ces photos, là, ça ne peut pas être un hasard...

N'empêche, encore une fois, un tel bouquin ne pouvait être adapté que par un Michel Gondry, un Terry Gilliam, quelqu'un dont l'imagination flirte avec celle de Boris Vian. Bref, je croise les doigts et j'espère beaucoup de ma prochaine séance ciné.


Dis donc, je m'en aperçois maintenant : avant celui-ci, je n'avais qu'un post avec le tag Boris Vian, un seul aussi avec le tag Michel Gondry. Et ces deux posts, de juin 2009, se suivent... Vous pensez encore que tout ça puisse être un hasard ?




Quoi qu'il en soit...
J'expose à votre sagacité deux documents qui me sont passés sous les yeux il y a quelques temps.

Le premier est une vidéo traitant de la répartition de la richesse aux États-Unis.



Quelques extraits pour les non-comprenants (la langue de Shakespeare) :
- les 20% les plus aisés possèdent 93% de la richesse totale,
- le 1% le plus riche possèdent à lui seul 40% de cette richesse et 24% des revenus (contre 9% en 1976),
- il n'y a plus de classe moyenne (très peu de différences entre le milieu de la courbe et les plus pauvres),
- la perception de cette répartition très éloignée de la réalité (on l'imagine moins inégalitaire qu'elle est).


Le second est un graphique comparant l'évolution des salaires et celle de la productivité en France (ce n'est pas là l'image originale, mais une version similaire trouvée sur le blog de Pierre Polard - merci à lui).



On y voit bien que, si la progression de ces deux données allait de paire jusque dans les années 70 (les gains de productivité servaient, pour partie, à réévaluer les salaires - autrement dit, les salariés étaient récompensés de leurs efforts), à partir ses années 80, ce n'est plus le cas. Les gains de productivité ne servent plus à réévaluer les salaires. Beaucoup moins, en tous cas. À quoi servent-il alors ? A verser des dividendes aux actionnaires.

Ces deux documents nous confirment que la "crise" actuelle n'est pas liée à une absence de richesse mais bien de répartition de cette richesse, en particulier de l'évolution de cette répartition depuis 30 ans. Si on ajoute à ce tableau l'augmentation ahurissante du budget logement (prix des biens immobiliers ou des loyers) depuis plus de 15 ans, on comprend mieux ce qui bloque l'économie de la consommation. On peut ajouter qu'en France, pays encore riche, le pessimisme ambiant fait que les épargnants préfèrent laisser dormir leurs sous plutôt que de les faire tourner.

Et, je vous le dis comme je le pense, si ça continue comme ça et que je ne clamse pas dans les 15 ans, je verrai une révolution de mes propres yeux sous les fenêtres de ce café...



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Le 24/06/2009, 01h40

Le survivant




Il est indestructible.
Il a survécu à tout.
Et il revient bastonner les coccinelles de lew, leur maraver la tronche et ainsi venger les plus faibles de son espèce...



Nettoyage de cerveau
L'autre jour, j'ai (enfin) vu Eternal sunshine of the spotless mind, de Michel Gondry. Whow... Je vais avoir du mal à en parler tellement ce film m'a laissé sur le culte. Et, en fait de lavage de cerveau, j'ai eu l'impression d'en avoir un tout neuf quand j'ai enfin pu réagir, pu bouger, quelques minutes après le générique final (c'est dire si le sujet est bien traité...). Alors, que tous ceux qui ne l'ont pas vu foncent le voir. Et les autres ? Au lieu de faire leurs malins, qu'ils foncent le revoir ! :)



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