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Le 03/11/2008, 01h27

Migrateurs, mais complètement partis




Vendredi, en fin d'après-midi, MiniFrez débarque toute excitée : "Pou ! (oui, pour ma puce, je suis son pou) Pou ! (notez, comme elle n'est pas toujours très rapide*, je suis son pou mais elle est ma lente) Pou ! Regarde par la fenêtre, et prends ton appareil photo !". A partir de là, pendant peut-être trois-quarts d'heure, nous avons assisté à un spectacle grandiose : le rassemblement puis le départ pour la migration hivernale de dizaines de milliers** d'oiseaux. Hitchcock en aurait fait des cauchemars.




C'était complètement fascinant. Des groupes gigantesques, proches, éloignés, qui apparaissaient, volaient dans un sens, dans l'autre, puis disparaissaient. Les photos, prises au hasard pour témoignage, ont bien du mal à rendre compte de la majesté de ce rassemblement. Une fois, nous avons même eu droit à des figures à la X-Files.




Ce qu'il faut voir, sur la dernière photo, par exemple, c'est que les oiseaux ne sont pas que les grosses tâches sombres. Ce sont tous les points, jusqu'aux plus petits. Quand tant volaient, j'avais le sentiment de me retrouver dans un univers fractal : quelque soit le niveau de zoom choisi, je voyais la même chose, des oiseaux plus gros, proches, mais aussi des plus petits et des minuscules, très éloignés. Chaque détail contenait autant d'oiseaux que l'ensemble, chaque partie était identique au tout.

Puis, après une nouvelle pause, ils ont fini par s'envoler une dernière fois, ce coup-ci tous dans la même direction. A tschaw, les petits. Rendez-vous au printemps.

Les bordelais doivent en avoir l'habitude. Aucun passant n'a même fait semblant de lever la tête. Nous devions avoir l'air de touristes, à notre fenêtre.



* : pour ça, elle tient de moi :)
** : au bas mot, peut-être des centaines de milliers. Et je ne suis pas de Marseille...


- Mots clés : Photo, Animal, Oiseau, Migration -
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Le 29/10/2008, 23h45

La course aux haricots [Edité]




Illustration faite sur le dossard de MiniFrez pour le cross de son collège, il y a quelques jours.



Cette course chaotique me fait furieusement penser à l'état actuel du monde de la finance qui, incapable de comprendre et de parvenir à maîtriser ce qu'il a fini par provoquer, s'affole et court de toutes parts pour perdre le moins possible de plumes (et accentue plus encore la chute) : il court pour gagner des haricots*, en priant que ce ne soit pas leur fin, aux haricots*. Mais, quand une bulle crève, à quoi bon chercher à rattraper l'air qu'elle contenait ? Les bourses se sont chopées un cancer des testicules. Ca me ferait mourir de rire si ça n'avait pas tant de conséquences sur "la vraie vie", sur "l'économie réelle", comme ils disent.

J'aurais bien tenté ici une analyse de l'utilité et des dangers de cette finance-là. Mais, bien que le sujet me paraisse intéressant, j'ai peur de lasser car l'article sera forcément long et complexe. Je m'arrêterai donc à ce trait d'humeur.



Vertigineux !! [Edit du 30/10 - 13h10]
Allez voir la vidéo sur l'argent dette, de Paul Grignon, déposée dans les commentaires par flukux (grand merci). Elle dure plus de 50 minutes, alors allez-y quand vous aurez du temps. Elle est juste vertigineuse. On avait une idée de l'absurdité d'un monde en croissance perpétuelle, mais placé dans cette perspective, ça fout plus que les chocottes. Quand on pense que tous les gouvernements ont réinjecté de l'argent (qui vient d'où ?) dans le système pour permettre qu'il se poursuive, ça nous ferait presque adhérer à la théorie de la conspiration évoquée à la fin... Allez voir et faites circuler !



* : pour les diverses expressions utilisant le mot haricot, allez donc consulter Atilf.


- Mots clés : Dessin, Blabla, Finance -
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Le 27/10/2008, 13h10

Quarante-deux


Crédits photo : Pintel ze Great (moult merci)


Et les teutons ne s'y sont pas trompés, cette année est bien la mienne. Je taille un 42 en chemise et un 42 en pantalon. Je chausse du 42. Et depuis quelques jours, j'ai 42 ans. Quand on sait que 42 est La réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste, on peut penser effleurer du doigt les conséquences cosmologiques d'une telle coïncidence (qui n'en est sans doute pas une, à ce niveau-là, on parle de destin). D'ailleurs, quand on sait en quelle estime je tiens la haute finance, on peut tenir le crash actuel comme conséquence probable de cette quadruple égalité.

Mais ceci a également un autre corollaire direct : la réponse à la grande question sur le net, où y boire et avec qui est plus que jamais le café de FreZ :)


- Mots clés : Photo, Pintel, H2G2, 42 -
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